«Pour combattre la corruption, il faut récompenser ceux qui la dénoncent»

La comparution des lanceurs d'alerte Antoine Deltour et Raphaël Halet, sur l’affaire Luxleaks, avait engendré des manifestations de soutien, notamment en juin 2016. Aux Etats-Unis, ils sont non seulement protégés, mais rémunérés.
La comparution des lanceurs d'alerte Antoine Deltour et Raphaël Halet, sur l’affaire Luxleaks, avait engendré des manifestations de soutien, notamment en juin 2016. Aux Etats-Unis, ils sont non seulement protégés, mais rémunérés. - AFP.

En matière de lanceurs d’alerte, il existe entre l’Italie et les États-Unis un écart qui semble vraiment impossible à combler. Ça commence déjà au niveau linguistique : il n’existe pas en italien de traduction exacte saisissant le sens et les nuances du terme anglais – l’académie suggère d’utiliser « allertatore civico » (alerteur citoyen). Et c’est grave de voir qu’un pays comme l’Italie, confronté à un problème endémique de corruption, ne suit pas les modèles qui fonctionnent dans d’autres pays. « Adopter une loi sur les lanceurs d’alerte est le moyen le plus efficace de combattre la corruption et la fraude. » Stephen Kohn est un avocat spécialisé dans ce thème depuis plus de 30 ans. Il est le président du conseil d’administration du National Whistleblower Center et l’auteur d’un manuel à destination des citoyens qui décident de tirer la sonnette d’alarme.

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