Le chef de l’armée algérienne tance la «rue» qui manifeste

La population manifeste le vendredi mais les étudiants récidivent tous les mardis comme ici à Alger ce 30 juillet.
La population manifeste le vendredi mais les étudiants récidivent tous les mardis comme ici à Alger ce 30 juillet. - RYAD KRAMDI / AFP.

Plus de cinq mois après le début du « hirak », cet immense mouvement de contestation populaire qui secoue pacifiquement l’Algérie, la situation reste des plus floues. Certes, le président Bouteflika s’en est allé le 2 avril dernier à la plus grande satisfaction d’une majeure partie de la population, et une bonne vingtaine de responsables politiques, militaires et des hommes d’affaires ont été mis en prison pour corruption, mais les hommes comme les institutions du régime montrent leur incapacité à répondre aux événements – la population descend toujours dans les rues tous les vendredis – et c’est l’armée, épine dorsale du pouvoir depuis l’indépendance en 1962, qui a dû sortir du bois. Le chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah (ou « AGS ») tient désormais ouvertement les rênes, mais tout se passe comme si le dialogue national, pourtant impérieux, semble impossible à mettre en place.

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