Ces accroches qui hameçonnent

Jean-Claude Vantroyen.
Jean-Claude Vantroyen. - Bruno Dalimonte.

Dès que je le vis, je sus que Léopold Wiesbek m’appartiendrait. J’avais onze ans, il en avait vingt-cinq… » C’est la première phrase du très beau roman de Jacqueline Harpman, La plage d’Ostende. Elle vous hameçonne immédiatement. On sait qu’on va suivre, fascinés, une passion dévorante tout au long du livre. Ces phrases initiales agissent comme des riffs de guitare rock : elles vous captivent. Lisez celle d’Une paix royale, de Pierre Mertens : « Quand je vins au monde, mes parents perdirent la foi. » Ou de Faire l’amour, de Jean-Philippe Toussaint : « J’avais fait remplir un flacon d’acide chlorhydrique, et je le gardais sur moi en permanence, avec l’idée de le jeter un jour à la gueule de quelqu’un. » Ou de 1984 de George Orwell : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage.

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