Histoires d’assises: l’affaire de Saint-Genois ou le feu de la haine entre l’Eglise et l’administration publique

Dès 1857, interdiction a été faite aux fabriques d’églises d’acquérir des terrains en vue d’y créer des cimetières, confiant les nouveaux lieux de sépulture aux communes.
Dès 1857, interdiction a été faite aux fabriques d’églises d’acquérir des terrains en vue d’y créer des cimetières, confiant les nouveaux lieux de sépulture aux communes. - D.R.

Le village de Saint-Genois est, en cette année 1868, traversé par une certitude : le Diable a pris possession du bourg de 4.000 âmes de Flandre-Occidentale, aussi nommé Sint-Denijs. Dans les rues, dans les champs, des femmes pleurent, des hommes se signent. Ils se croient voués aux Enfers depuis que l’évêque de Bruges, Mgr Jean-Joseph Faict, a décrété qu’il refusait de faire bénir, par les prêtres, le nouveau cimetière communal, appelé à remplacer celui qui encercle l’église paroissiale.

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