L’obsession kurde du «nouveau Sultan» turc

Scène de marché à Qamishli, située dans la partie septentrionale de la Syrie, contrôlée par les milices kurdes.
Scène de marché à Qamishli, située dans la partie septentrionale de la Syrie, contrôlée par les milices kurdes. - afp

Recep Tayyip Erdogan l’a promis lundi soir : l’armée turque va entrer « à l’est de l’Euphrate », en Syrie. Car, a-t-il dit pour la énième fois, « la patience de la Turquie n’est pas sans limites ». Dans le collimateur du président turc, les Kurdes de Syrie, ou plutôt le mouvement qui a imposé une zone quasi indépendante dans le nord de ce pays grâce au chaos qui y prévaut depuis huit années de guerre. Et ce mouvement, le PYD, n’est autre que l’aile syrienne du PKK turc. Des « terroristes », quoi.

L’obsession kurde d’Erdogan n’a rien d’original en Turquie. Les « laïcs » qui ont précédé son long règne commencé en 2003 partageaient la même hantise, la même angoisse, face à un mouvement autonomiste – voire indépendantiste – issu de la minorité kurde dont les ambitions ne peuvent que heurter de front le puissant nationalisme – voire chauvinisme – turc.

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