Union européenne: les entreprises rechignent à payer pour le climat

Pour la Commission, la structure actuelle pour définir la taxation octroie un avantage fiscal au diesel sur l’essence.
Pour la Commission, la structure actuelle pour définir la taxation octroie un avantage fiscal au diesel sur l’essence. - Sylvain Piraux.

La scène se passe le 15 octobre 2014, à Luxembourg. Le ministre allemand des Finances de l’époque, Wolfgang Schäuble, assène le premier coup à la révision de la législation européenne sur la fiscalité de l’énergie, visant à la mettre à profit pour atteindre des objectifs climatiques. « Nous ne devrions pas gaspiller trop de temps, d’énergie et d’efforts qui n’auront pas d’effet dans un futur proche », dit-il à ses collègues, soutenu tour à tour par le Royaume-Uni, la Lituanie et la Slovénie. Trois ans de négociation et 29 réunions n’ont pas suffi à mettre d’accord les Européens sur l’idée de fixer la taxation d’une source énergétique en partie en fonction de ses émissions de CO2. La Belgique est la première à défendre le texte, mais reconnaît que la version vidée de sa substance au fil des discussions n’a plus vraiment de valeur ajoutée sur la législation existante. La Commission a depuis retiré la proposition législative.

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