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Histoires d’assises: le député bruxellois, harcelé par la presse, finit par exécuter son épouse infidèle

Gustave Vandersmissen sort son pistolet Bull Dog calibre 12 et tire un premier coup en direction de son aimée. Il l’a tuera de cinq balles.
Gustave Vandersmissen sort son pistolet Bull Dog calibre 12 et tire un premier coup en direction de son aimée. Il l’a tuera de cinq balles. - D.R.

L’avocat qui pénètre ce lundi 31 mai 1886 dans la salle de la cour d’assises de Bruxelles ne porte pas sa toge. Il ne vient pas plaider. Il est entouré de gendarmes qui l’introduisent dans le box des accusés. Gustave Vandersmissen, 31 ans, aperçoit dans l’assistance nombre de ses confrères du Barreau de Bruxelles, des collègues du Parlement où il a été élu député indépendant, rattaché au Parti catholique. La presse, qui l’a tant vilipendé avant le crime qui lui est reproché, occupe son banc, à défaut de celui de l’accusé comme l’aurait souhaité la défense de Vandersmissen. Et aux places plus lointaines s’agite une foule rigolarde, curieuse d’enfin entendre de la propre bouche du plus décrié « cocu de Bruxelles » le récit de ses déconvenues conjugales, étalées depuis des mois par la presse.

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