J’avais 20 ans en 1960

Catherine Bardon.
Catherine Bardon. - Philippe Matsas.

Il en va de certains romans comme des autoroutes de vacances : on sait pourquoi on les emprunte, on sait où elles nous mènent, et l’intérêt est moins dans les régions qu’on traverse que dans la destination à laquelle elles nous mènent. A un moment, on oublie les heures qu’on y consacre ; si on choisit bien son jour, tout est fluide ; avec la clim’ pour rafraîchir l’air, il n’y a qu’à se laisser aller. On n’est pas, il est vrai, obligé de s’infliger un trajet par les itinéraires « bis », où on se délecte du paysage autant qu’on use ses ressources de patience.

L’Américaine est faite de ce bois, avec un goût de retrouvailles : celles des personnages des Déracinés. Et, au centre des débats, Ruth, que le récit cueille sur le pont d’un navire alors qu’elle quitte la République dominicaine pour les rivages de New York, où la jeune fille rêve de devenir journaliste.

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