Que fuit-on quand on souhaite voyager «hors des sentiers battus»?

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Le touriste, par sa présence même, abîme le fruit de son désir. En effet, le tourisme est un phénomène profondément mimétique avec un désir qui se propage et des sentiers qui deviennent progressivement des chemins, puis des autoroutes
», affirme l’anthropologue Saskia Cousin.
« Le touriste, par sa présence même, abîme le fruit de son désir. En effet, le tourisme est un phénomène profondément mimétique avec un désir qui se propage et des sentiers qui deviennent progressivement des chemins, puis des autoroutes », affirme l’anthropologue Saskia Cousin. - reuters

Certes, il importe que la région de villégiature choisie bénéfice d’un ensoleillement généreux, qu’elle déploie suffisamment de jolis paysages, qu’elle favorise le repos autant que les visites culturelles, voire la pratique du sport. Tout cela est vrai. Mais ce point de chute idéal à plusieurs centaines ou milliers de kilomètres doit aussi régulièrement permettre de mener des vacances « hors des sentiers battus » selon l’expression consacrée. Ce dernier critère semble avoir de plus en plus d’importance au moment du choix d’une destination. Même au retour, le fait qu’il ait pu être rempli paraît justifier bien des échappées belles. Et que cette image convoquant des sentiers parcourus jusqu’à l’usure et en suggérant d’autres sans beaucoup d’autres précisions reste hautement énigmatique ne change pas grand-chose à l’affaire.

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