«Les yeux rouges» de Myriam Leroy, une claque salutaire

Dans «
Les yeux rouges
», Myriam Leroy installe son histoire sans aucune ostentation, avec une énergique et efficace sobriété, ajoute au délétère, au toxique de la situation.
Dans « Les yeux rouges », Myriam Leroy installe son histoire sans aucune ostentation, avec une énergique et efficace sobriété, ajoute au délétère, au toxique de la situation. - Astrid di Crollalanza

critique

Après avoir refermé Les yeux rouges, je me suis senti mal, nauséeux, un mauvais goût dans la bouche. J’ai été assailli par la honte. Celle d’appartenir à la tribu des mâles, d’être du même côté de la gent humaine que ce Denis, le détestable, l’odieux héros, le bourreau du roman de Myriam Leroy. Celle de ressentir de la culpabilité. Un peu comme tous les Américains pourraient se sentir responsables du génocide indien ou tous les Allemands de la Shoah. Bien sûr, je n’aurais jamais agi comme Denis, bien sûr ses actes m’indignent, mais je sentais comme une flétrissure envahissant ma conscience par le simple fait d’appartenir à la même race que cet individu.

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