La girafe, une espèce victime d’une «extinction silencieuse»

Entre 1985 et 2015, la population de girafe a chuté de 40
% selon l’Union Internationale pour la Protection de la nature
Entre 1985 et 2015, la population de girafe a chuté de 40 % selon l’Union Internationale pour la Protection de la nature - Yasuyoshi Chiba / AFP

Pendant des décennies, Lesaiton Lengoloni se posait peu de questions lorsque son chemin croisait celui du plus grand animal terrestre. «Avec une girafe, on pouvait nourrir le village pendant plus d’une semaine», se souvient ce berger samburu vivant sur le haut plateau de Laikipia, dans le centre du Kenya. «Il n’y avait pas de fierté particulière à tuer une girafe, pas comme un lion», raconte cet homme au visage buriné par le temps, appuyé sur un bâton.

Et qu’importe si la chasse de cet animal charismatique est considérée comme du braconnage, «c’était un moyen de subsistance, on mangeait la viande, on se servait de la peau pour le cuir et pour fabriquer des remèdes, et les queues étaient symboliquement offertes aux aînés», explique-t-il.

Mais au fil des ans, dit-il, les girafes réticulées, la sous-espèce vivant dans cette région, se sont faites de plus en plus rares.

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