Le festival de Salzbourg transfigure les mythes anciens

Idomeneo à Salzbourg : Sellars et Currentzis annoncent le triomphe d'une nouvelle ère écologique
Idomeneo à Salzbourg : Sellars et Currentzis annoncent le triomphe d'une nouvelle ère écologique - Ruth Waltz

Historiquement, le festival de Salzbourg était centré sur le répertoire allemand : Mozart, le maître des lieux, et Richard Strauss, l’un des cofondateurs. Mais sans Wagner que Bayreuth se réservait chaque été. Au fil du temps, la programmation s’est élargie et Verdi, notamment, y a pris une place importante. Gerard Mortier a bousculé les cartes, y introduisant l’essentiel du XXe siècle. Aujourd’hui, Markus Hinterhäuser, qui fut un de ses collaborateurs, joue volontiers du cosmopolitisme. Il aime travailler avec une thématique mais, loin d’imposer une lecture uniforme, il laisse chaque producteur proposer sa propre vision. On le remarque fort cette année avec les mythes anciens revus à la lumière de notre société du XXIe siècle. Cela peut aller très loin : dans la Médée de Cherubini, Simon Stone fait mourir les enfants de la magicienne dans l’explosion de son véhicule dans une station-service et on peut s’attendre à ce qu’Orphée aux enfers de Barrie Kosky rende toute son actualité à la dérision des vieux mythes.

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