La fin du monde, à l’ombre de l’Iseran

Onzième roman, pour Luc Lang.
Onzième roman, pour Luc Lang. - Jean-Luc Bertini.

Tout amateur de cinéma connaît vraisemblablement la scène, inscrite comme en prologue mystérieux d’un grand drame américain, Voyage au bout de l’enfer, de Michael Cimino. On y découvre un chasseur (Robert De Niro), traquant un cerf, finissant par l’avoir dans sa ligne de mire. Mais décidant au dernier instant, après un long échange avec l’animal, de ne pas l’abattre.

Le dernier roman de Luc Lang, auteur par le passé d’une dizaine d’opus (dont Au commencement du septième jour ou Mille six cent ventres, Goncourt des lycéens en 1998), s’ouvre sur une de ces scènes, entourée d’une aura presque mythologique. Dans la lunette de François Rey, la cinquantaine, père de deux enfants, pointure dans le domaine de la chirurgie, un magnifique cerf à seize cors, qui se tient, « puissant, campé dans une splendeur héraldique, les sabots enfouis dans une flaque de neige, la tête tournée de son côté avec une sorte d’affectation, comme s’il regardait la mort en face ».

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