Yann Moix, d’enfant battu à écrivain en colère

Le livre de Yann Moix se vit comme un match de boxe à sens unique, avec deux adultes s’acharnant sur le corps d’un gamin.
Le livre de Yann Moix se vit comme un match de boxe à sens unique, avec deux adultes s’acharnant sur le corps d’un gamin. - PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP.

A quatorze ans, à l’âge où ses congénères punaisaient les posters de jeunes rock stars chevelues sur les murs de leur chambre, lui n’avait qu’une idole : André Gide, écrivain d’un autre temps. Auteur, notamment, de cette phrase terrible : « Familles je vous hais ! Foyers clos, portes refermées, possessions jalouses du bonheur. »

La chambre de l’adolescent n’était point un refuge. Plutôt une cellule, où Yann cherchait à soigner des plaies et des humiliations en se sauvant dans les livres. Du moins, c’est l’histoire qu’il nous raconte, dans un roman qui vient de sortir, Orléans, et où il n’est question, d’un bout à l’autre, que du long chemin de croix que fut sa jeunesse, lui qui fut entouré par des parents aux mœurs de Thénardier.

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