Le personnel des hôpitaux français révolutionne la grève

Le personnel des hôpitaux français révolutionne la grève
AFP

Au pays des grèves, c’est une grève comme il y en a peu, une grève inhabituelle. Elle a commencé le 18 mars dans le service des urgences de Saint-Antoine, à Paris, un des vingt hôpitaux de la capitale, où une série d’agressions par des patients exaspérés avait traumatisé le personnel. « Pas des crachats ou des injures, ça, c’est habituel, mais des agressions physiques : des coups, des tabassages au sol, des mâchoires démises », précise Candice Lafarge, une aide-soignante… Face à l’indifférence de la direction, le petit personnel de base – infirmiers et aides-soignants – a décidé de lancer la grève.

D’abord, ils étaient seuls. Un mois plus tard, quatre hôpitaux parisiens les ont suivis, puis d’autres encore, et enfin une multitude à travers tout le pays : aujourd’hui, 230 services d’urgence sont en grève, le chiffre ne cesse d’augmenter et les médecins pourraient à leur tour rejoindre le mouvement. La grève des urgences est devenue une urgence politique.

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