Instagram, le nouveau fléau du tourisme de masse

Instagram, le nouveau fléau du tourisme de masse
AFP

Des paysages en fleurs à perte de vue, des plants de lavande violets en rangs parfaits : au beau milieu, des gens heureux, le plus souvent des femmes en robes floues ou chapeau de paille – des images d’une beauté mise en scène à la limite du kitsch que l’on peut trouver sur la plateforme de partage de photos et de vidéos Instagram, taguées avec des hashtags comme #lavenderfields. Ce que l’on ne peut voir sur Instagram, c’est la réalité : les plants piétinés, des tiges arrachées à pleines poignées, la foule qui pose dans cette « mer bleue » où l’on se photographie les uns les autres.

Les deux scènes, celle de l’idylle et celle du paysage foulé aux pieds, se jouent au même endroit, dans ce cas en Provence en période estivale, et elles sont le symbole d’un dilemme : il suffit que des influenceurs découvrent une contrée qu’ils jugent instagrammable pour que déferlent d’autres influenceurs et imitateurs, qui se rendent tous au même endroit pour y prendre la pose, faire une photo et télécharger leur cliché parfait sur Instagram.

La nature se voit dégradée au rang de simple décor – et on en abuse sans aucun égard. Ces champs appartiennent à quelqu’un ? Ah oui ? Les plants ne survivent pas à ce nouveau type de ravageurs ? On n’y peut rien, c’est comme ça ! Le lavandiculteur vit de la récolte des fleurs ? Tant pis.

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