Les gardiens de volcans, entre Etna et Stromboli, entre lave et lapilli

L’éruption du Stromboli en août dernier.
L’éruption du Stromboli en août dernier. - Reuters

Pour comprendre l’Etna, il ne suffit pas de l’étudier. Il faut également de bonnes jambes – l’Observatoire historique se trouve à 2.900 mètres d’altitude – ainsi qu’une mentalité particulière pour parvenir à introduire un raisonnement scientifique dans le rapport atavique et direct qui lie les habitants à la « Montagne ». Des qualités dont les 120 chercheurs de l’Observatoire Etna de l’Institut national de géophysique et de volcanologie (INGV), dont le siège principal se situe à Catane, ne manquent pas.

Les employés de l’Observatoire, qui se relaient dans la salle de contrôle, ont les yeux rivés sur leurs volcans nuit et jour et sont en contact permanent avec la Protection civile et les préfectures.

Ce sont des géologues, physiciens, ingénieurs, chimistes et experts qui suivent et surveillent la respiration de l’Etna et en enregistrent les moindres variations quotidiennes et mouvements séculaires (tout comme ils le font avec le Stromboli, les îles de Vulcano et de Pantelleria). Avec certains contretemps de nature non géologique : « Les panneaux solaires qui alimentent les stations de contrôle sont souvent pris pour cible. Comme ça, sans raison, déclare le directeur, Eugenio Privitera, en soupirant. La station d’Alicudi, quant à elle, a fini dans l’eau. Une dame avait pour habitude de dire qu’elle attirait les tremblements de terre. »

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