John Bercow, le porte-voix des députés

Ses « order, order » tonitruants ont fait de lui un personnage dans le feuilleton du Brexit. Personnage apprécié des europhiles et détesté des partisans du Brexit.

C’est en effet ce conservateur modéré qui avait, au printemps dernier, autorisé le parlement à prendre le contrôle de l’ordre du jour, pour légiférer une première fois contre un Brexit sans accord. La semaine dernière, il a réédité ce geste pour la nouvelle loi anti « no-deal ». Le quinquagénaire revendique avoir joué les défenseurs de la base parlementaire. Mais John Bercow avait promis à sa famille de ne pas disputer une nouvelle élection. Il aurait aussi eu plus de difficulté à l’emporter : les partisans du Brexit, agacés par ses décisions, entendaient présenter un candidat contre lui dans sa circonscription de Buckingham. Le « speaker » s’en va sur une dernière pirouette politique : le tempo de sa décision devrait assurer un successeur dans la même veine, plutôt qu’un fidèle du camp Johnson.

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