La farce macabre du siècle dernier

Chris Krausnous confronte au mal absolu.
Chris Krausnous confronte au mal absolu. - Maurice Haas.

On peine à y croire, pourtant Chris Kraus semble de bonne foi quand il affirme que La fabrique des salauds, son épais roman qui vient d’être traduit, n’était au point de départ que la présentation de son prochain film. Le manuscrit arrivé « par hasard » entre les mains d’une éditrice, celle-ci l’a convaincu d’en faire un roman.

C’était une excellente idée : le livre est formidable et son épaisseur, bien qu’impressionnante, ne doit pas faire reculer. On ne s’ennuie pas un instant en suivant l’histoire terrible en forme de farce macabre que nous raconte Konstantin Solm, dit Koja, un destin allemand comme peu d’autres à travers le vingtième siècle. En fait, il raconte sa vie à son compagnon de chambre, un hippie mal en point mais qui a gardé ses principes de paix et d’amour. Il va être, pour son plus grand déplaisir, confronté au mal absolu. Du coup, nous aussi.

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