La survie de l’euro vaut mieux que l’équilibre budgétaire

Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne.
Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne. - EPA

Mario Draghi n’est plus « Super Mario ». Ne nous y trompons pas. L’Italien, qui préside la Banque centrale européenne (BCE) depuis l’automne 2011 et qui s’apprête à céder le fauteuil à la Française Christine Lagarde, a conjuré le risque d’implosion de l’union monétaire. Il avait promis, à l’été 2012, de faire « tout ce qui est nécessaire » pour sauver l’euro, et que cela serait suffisant. Et cela l’a été.

En prenant sans doute quelque liberté avec les traités (le point fait débat, mais cela n’a pas beaucoup d’importance), il a aussi converti la BCE à la politique dite d’assouplissement quantitatif – comprenez : aux rachats massifs d’actifs financiers, essentiellement des titres souverains – malgré l’opposition de la Bundesbank, la très orthodoxe Banque centrale allemande. Et cela a permis à la zone euro d’éviter la déflation – un cercle vicieux, où la baisse des prix alourdit le poids de l’endettement privé et public et piège l’économie dans la dépression.

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