Lettre d’Europe: cinquante nuances du svastika

Les drapeaux de mouvements d’extrême droite italien et polonais mêlés lors d’une marche célébrant le centième anniversaire de l’indépendance polonaise, le 11 novembre dernier à Varsovie.
Les drapeaux de mouvements d’extrême droite italien et polonais mêlés lors d’une marche célébrant le centième anniversaire de l’indépendance polonaise, le 11 novembre dernier à Varsovie. - Reuters.

Quand, il y a un mois, un taxi m’a déposé sur la place principale de Predappio, ville-sanctuaire des néofascistes italiens, j’ai été surpris par le cadre ascétique des commémorations organisées ce jour-là pour la naissance de Benito Mussolini. Imprégné des images de la Marche de l’Indépendance polonaise, des pèlerinages fanatiques au mont Jasna Gora ou d’autres manifestations de l’extrême droite polonaise, je m’attendais à une mer de bannières et à un ciel coloré par les fumigènes. En réalité, les néofascistes italiens n’avaient apporté au village natal de leur gourou que deux toiles et quelques drapeaux. Le chef de la Dernière Légion, le parti néofasciste qui organisait les commémorations, longeait la foule et, d’un ton ferme, appelait à se diriger vers le cimetière, où est inhumé Mussolini, dans le silence et le recueillement. Pas de cris, pas de chants.

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