Un demi-siècle de combat flamand pour l’amnistie

«
L’État belge a essayé de réduire les peines au fil du temps. Une forme d’amnistie a donc eu lieu, sans que ce nom ne soit officiellement prononcé
», fait remarquer Bruno De Wever.
« L’État belge a essayé de réduire les peines au fil du temps. Une forme d’amnistie a donc eu lieu, sans que ce nom ne soit officiellement prononcé », fait remarquer Bruno De Wever. - Bruno Dalimonte.

Si on analyse la répartition régionale des dossiers ouverts par les parquets militaires entre le 18 septembre 1944 et le 31 décembre 1949 pour faits de collaboration, on constate que 53,31 % concernaient la Flandre, 27,48 % la Wallonie, 14,68 % Bruxelles et 4,51 % les Cantons de l’Est.

Comment expliquer cette surreprésentation flamande ? D’abord par des raisons démographiques : les Flamands sont tout simplement majoritaires en Belgique. Mais il y a aussi des explications culturelles. Ainsi, le succès rencontré par les idées nationalistes et les mouvements qui les professent. À titre d’exemple, début 1941, le VNV (Vlaams Nationaal Verbond) se targuait d’avoir 100.000 membres alors qu’à la même époque, Rex en comptait moins de 10.000. On pourrait aussi citer les nombreuses milices en uniforme, sans équivalents en Wallonie, qui ont proliféré sous l’occupation allemande.

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