Pour l’OCDE, les Etats doivent dégainer l’arme budgétaire

Laurence Boone, cheffe économiste de l’OCDE
: «
La zone euro serait dans une bien meilleure situation si elle avait mobilisé bien plus tôt les outils budgétaires, c’est-à-dire l’investissement public et les réformes favorisant l’innovation.
»
Laurence Boone, cheffe économiste de l’OCDE : « La zone euro serait dans une bien meilleure situation si elle avait mobilisé bien plus tôt les outils budgétaires, c’est-à-dire l’investissement public et les réformes favorisant l’innovation. »

Depuis plus de 18 mois, depuis le début des hostilités commerciales (NDLR : entre les Etats-Unis et la Chine), la croissance faiblit lentement, mais sûrement. » Laurence Boone, la cheffe économiste de l’OCDE, l’avoue entre les lignes : l’Organisation, comme la plupart des conjoncturistes, ne s’attendait pas un ralentissement si net de la dynamique économique. « En mai 2018, l’OCDE prévoyait une croissance mondiale proche de 4 % en 2019 ; aujourd’hui nous estimons qu’elle serait inférieure à 3 %. » A 2,9 %, ce sera même la performance la plus faible depuis la récession de 2009, consécutive à la crise financière. Et il ne faut pas attendre beaucoup mieux en 2020 : la progression du PIB mondial serait du même ordre de grandeur (3 %).

Vous désirez lire la suite de cet article ?
1€ pour 1 mois (sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct