Peinture: l’âme de la Pologne s’invite au Louvre-Lens

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Stańczyk
» le bouffon mélancolique, de Jan Matejko, huile sur toile, 1862.
« Stańczyk » le bouffon mélancolique, de Jan Matejko, huile sur toile, 1862. - Musée national de Varsovie / Krzysztof Wilczynski.

Peindre l’âme d’une nation. » Tel est le titre de l’exposition que le Louvre-Lens consacre à la peinture polonaise du dix-neuvième siècle et du début du vingtième. L’expression est belle. Elle est aussi complexe. Comment, avec des formes, des couleurs, rendre le sentiment, l’identité, sinon l’âme d’une nation ? A la fin du dix-huitième siècle, la grande Pologne, auréolée de sa légende et de sa gloire ancienne, est partagée entre la Prusse, l’empire russe et l’Autriche. C’est la fin de l’indépendance. Pas du sentiment identitaire, et de ce qu’on appellera la « polonité ».

C’est dans ce contexte d’exil intérieur et de nostalgie de la grandeur passée que des artistes polonais vont, dans le courant du dix-neuvième siècle et jusqu’en 1918, année de l’indépendance retrouvée, exprimer leur sentiment patriotique.

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