Meurtre d’Alfred Gadenne, bourgmestre de Mouscron: la préméditation au cœur du procès

L’enjeu du procès qui s’ouvre ce lundi devant la cour d’assises du Hainaut à Mons sera de déterminer si oui ou non il y a eu assassinat. Autrement dit, si Nathan Duponcheel a prémédité son geste.
L’enjeu du procès qui s’ouvre ce lundi devant la cour d’assises du Hainaut à Mons sera de déterminer si oui ou non il y a eu assassinat. Autrement dit, si Nathan Duponcheel a prémédité son geste. - Belga.

Le destin est parfois bien sarcastique. Dans les allées calmes du petit cimetière de Luingne, la tombe d’Alfred Gadenne fait quasiment face à celle d’Olivier Duponcheel. Comme s’il était écrit que jamais le bourgmestre de Mouscron ne pourrait trouver ici la paix. Le 11 septembre 2017, « Alfred » comme on l’appelait affectueusement s’est effondré à quelques mètres à peine de la dépouille de l’ancien pompier volontaire. Nathan Duponcheel, son fils de 18 ans à l’époque, venait d’égorger l’élu local dans une rage encore difficilement explicable aujourd’hui. Pas plus qu’à l’époque, les Mouscronnois ne comprennent ce geste : personne ne connaissait d’ennemis à Alfred Gadenne, un bourgmestre atypique, proche de ses citoyens et au service de sa ville. Sa manie d’ouvrir et de fermer lui-même et chaque jour de la semaine le cimetière de Luingne, le village où il vivait depuis toujours, était le parfait exemple de sa vocation politique. C’est aussi ce qui l’a tué…

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