Olivier Rolin dispersé et rassemblé

Jean Rolin.
Jean Rolin. - Francesca Mantovani.

La digression comme principe narratif : Olivier Rolin le revendique dans Extérieur monde, un livre sans genre affiché qui tient du récit en liberté et nous entraîne, à toute allure, dans les souvenirs de l’auteur ramassés un peu partout autour du globe terrestre, ici rassemblés en une gerbe frémissante.

« Ce livre est un livre sur le monde et sur l’éloignement du monde », écrit-il, car Olivier Rolin s’y place complètement sans y être tout à fait. Quand il revient en des lieux déjà traversés autrefois, que ce soit physiquement ou par l’évocation, il prend la mesure du temps, « qui est comme on le sait notre matériau à nous autres écrivains. » Un matériau qu’il embrasse avec générosité, enjambant les époques pour mieux les superposer dans des visions comparées. Il s’y retrouve parfois, parfois moins. Si les décors changent, les gens sont, au fond, toujours les mêmes.

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