Les dessins d’une vie sur un immeuble en ruine

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Le thermomètre s’approche de zéro degré. Les flaques parsèment le terrain devant l’entrée du bâtiment. Emmitouflé sous un bonnet, des gants bien chauds aux mains et un manteau de pluie sur les épaules, Denis Meyers sort de sa grotte. Malgré les conditions climatiques, l’artiste entame son 46eme jour de travail dans des anciens locaux de l’entreprise Solvay. Depuis fin septembre, il dessine à la bombe et parfois au pinceau sur presque tous les murs à l’intérieur de l’édifice en ruine. Au milieu des fuites d’eau et des débris, il imagine sa future exposition personnelle. « Les visiteurs arriveront directement dans cette pièce. C’est ici qu’aura lieu le vernissage le 20 avril prochain, au rez-de-chaussée. J’attends d’avoir l’autorisation pour dessiner sur ces murs-ci. » Le graffeur cherchait depuis bien longtemps un bâtiment de cette taille dans lequel il pourrait s’exprimer librement.

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