Les rebelles hutus perdent leur chef au Congo

Lorsqu’il s’est rendu à Kigali à la veille de l’anniversaire du génocide, Félix Tshisekedi s’était engagé à tout mettre en œuvre pour sécuriser son voisin et encourager une réelle coopération entre les militaires des deux pays afin d’enfin pacifier l’est du Congo.
Lorsqu’il s’est rendu à Kigali à la veille de l’anniversaire du génocide, Félix Tshisekedi s’était engagé à tout mettre en œuvre pour sécuriser son voisin et encourager une réelle coopération entre les militaires des deux pays afin d’enfin pacifier l’est du Congo. - EPA.

La mort du général Sylvestre Mudacumura, abattu par l’armée congolaise alors qu’il se trouvait en réunion avec son état-major à proximité du parc des Virunga, au nord de Goma, représente un coup sérieux pour les rebelles hutus réfugiés au Congo depuis 1994. Cette attaque concrétise aussi le nouveau climat des relations entre Kinshasa et Kigali, présentées comme excellentes…

Durant un quart de siècle en effet, les rebelles hutus arrivés au Congo au lendemain du génocide des Tutsis étaient quasi introuvables et leur nombre exact était sujet à caution : à certains moments, Kigali assurait qu’ils n’étaient plus que 2.000 ou 3.000 combattants, fortement affaiblis par les assauts militaires successifs et par la défection de leurs partisans rentrés au Rwanda. A d’autres époques, lorsqu’il s’agissait de justifier l’apparition d’un groupe paramilitaire chargé par le Rwanda de les traquer à l’intérieur du Congo, les effectifs des rebelles hutus, toujours supposés, pouvaient décupler.

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