Chirac, un drôle de paroissien!

Chirac, un drôle de paroissien!

Il était effondré. Je ne l’avais jamais vu comme ça. Même quand, à minuit, dans son bureau de ministre, en 1975, prévenu que Le Canard Enchaîné allait sortir l’info, il tenta de m’expliquer nuitamment que son château en Corrèze, rénové avec l’argent de l’Etat, n’était qu’une petite bicoque avec quatre fenêtres.

Cette fois, la misère du monde semblait peser sur ses épaules. Nous allions ouvrir une séance du conseil d’administration de la Maison de la Poésie de la ville de Paris dont il était président et moi vice-président.

Autour de la table, ses amis Pierre Emmanuel, Pierre Seghers, Luc Bérimont et un poète irlandais dont il s’était entiché. Il n’y avait pas Victor Hugo parce qu’il était mort.

Pourquoi cette tête de chien battu ?

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