Les Tunisiens aux urnes: le risque d’un Parlement fragmenté

Saloua Samoui, l’épouse de Nabil Karoui, a mené une dynamique campagne de terrain pour «
Cœur de Tunisie
», le parti de son mari emprisonné. Mais les sondages laissent présager un émiettement des voix entre de très nombreuses listes.
Saloua Samoui, l’épouse de Nabil Karoui, a mené une dynamique campagne de terrain pour « Cœur de Tunisie », le parti de son mari emprisonné. Mais les sondages laissent présager un émiettement des voix entre de très nombreuses listes. - Reuters.

Après une présidentielle chamboule-tout, le 15 septembre dernier, qui a fait passer à la trappe les candidats des partis établis au profit de deux outsiders, le professeur de droit constitutionnel Kais Saied et le magnat de la communication Nabil Karoui, les Tunisiens doivent élire dimanche leur nouveau Parlement. Dans cette atmosphère « dégagiste », le vote à la proportionnelle, sans seuil minimal pour le calcul de la répartition des sièges, a toutes les chances de produire une majorité introuvable.

Selon des prévisions raisonnables, le parti créé par Nabil Karoui durant l’été, « Qalb Tounes » - Cœur de Tunisie -, et le parti islamo-conservateur Ennahda devraient constituer les deux principaux blocs.

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