Médias: la crise des tabloïds britanniques

L’affaire de la mise sur écoute des boîtes vocales de quelque 4.000 personnes, par le News of the World (NoW), fermé en juillet 2011, a obligé les «
red tops
» à se montrer prudents dans la chasse aux scoops.
L’affaire de la mise sur écoute des boîtes vocales de quelque 4.000 personnes, par le News of the World (NoW), fermé en juillet 2011, a obligé les « red tops » à se montrer prudents dans la chasse aux scoops. - Reuters

Un chiffre symbolise la crise des tabloïds britanniques : le compte Instagram du duc et de la duchesse du Sussex compte deux fois plus d’abonnés (10 millions) que l’ensemble de la diffusion quotidienne de la presse populaire.

Les tabloïds faisaient partie intégrante de l’univers familier des Britanniques aux côtés de la marmelade d’orange, de la pause thé ou du parapluie. Or, aujourd’hui, la presse populaire, engagée dans une course aux scoops sans merci, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les titres populaires ont perdu la moitié de leur tirage depuis 1985.

« La baisse de la diffusion de l’institution qu’était la presse tabloïd est inéluctable, mais elle survivra à l’essor des médias sociaux », souligne Roy Greenslade, professeur de journalisme à la City University de Londres, face au déclin de cette institution née au XIXe siècle pour informer et divertir la nouvelle classe ouvrière éduquée.

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