D’autres vies que la mienne Difficile d’y garder les yeux secs

<span>D’autres vies que la mienne</span> Difficile d’y garder les yeux secs
Laurence Vincent

Le théâtre et le roman d’Emmanuel Carrère étaient faits pour se rencontrer puisque tous deux ont la même vocation : nous plonger dans la vie des autres. N’est-ce pas le propre de la scène de nous propulser à l’intérieur d’existences marquées par les drames, les pulsions, les doutes, mais tout en nous assurant une protection physique et psychologique grâce au quatrième mur ? A ce titre, le théâtre a trouvé ici son âme sœur, à une petite différence près. Emmanuel Carrère possède une autre arme pour nous tenir à distance des déflagrations collatérales de ses personnages frappés par la maladie, le handicap, la perte, le deuil : une écriture sèche, pudique, digne.

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