La vie après l’usine à La Louvière: s’évader, respirer

Angelo Vecchio et Marc Coton se sont prêtés à l’exercice.
Angelo Vecchio et Marc Coton se sont prêtés à l’exercice. - AVPRESS.

Mai 2013, Marc Coton, 52 ans, et Angelo Vecchio, 58 ans, tous deux ajusteurs mécaniciens chez Duferco La Louvière, apprennent que l’entreprise ferme. Seuls 350 des 1.200 travailleurs garderont leur emploi. En ce jour funeste, les autres sont arrivés ouvriers et repartent chômeurs ou prépensionnés. Marc et Angelo quittent donc l’atelier Fibo, où ils fabriquent du fil d’acier, avec une vingtaine de collègues.

« En sortant de l’école avec un diplôme de mécanicien A2, j’ai d’abord travaillé dans une autre entreprise pendant un mois. C’est mon grand-père qui m’a conseillé d’aller chez Boël, pour la sécurité de l’emploi, confie Marc. J’y ai travaillé 35 ans. Je me préparais quand même à cette fermeture. Pendant 20 ans, on a remis le couvert avec différents conflits. En 94, à la reprise par Duferco quand Boël a retiré ses billes, on a fait 74 jours de grève. »

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