Tunisie: vainqueur, Kais Saied veut «inverser la pyramide du pouvoir»

Kais Saied, dimanche matin devant le bureau de vote.
Kais Saied, dimanche matin devant le bureau de vote. - © Th. B.

Vous n’avez rien proposé à ce pays, partez tous ! Majorité et opposition ! ». C’est par ce cri de colère que Kais Saied avait réagi, le 25 juillet 2013, après l’assassinat d’un député, Mohamed Brahmi, à l’origine d’une crise qui avait failli mettre fin au processus démocratique. Ce jour-là, le professeur de Droit constitutionnel, régulièrement consulté par les médias pour son expertise durant les travaux de l’assemblée constituante, avait fendu l’armure et exprimé le point de vue d’une majorité de Tunisiens.

Six ans plus, les électeurs ont concrétisé son appel et sorti de l’élection présidentielle tous les candidats issus des partis, lors du premier tour le 15 septembre. Un mois plus tard, l’instant de communion de 2013 s’est mué en une rencontre entre un homme, un moment et une nette majorité d’électeurs.

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