Philippe Close au «Soir»: «Ce qui s’est produit avec Extinction Rebellion est un échec pour tout le monde»

Philippe Close au «Soir»: «Ce qui s’est produit avec Extinction Rebellion est un échec pour tout le monde»

Deux jours que Philippe Close se taisait, dans l’attente d’un rapport sur l’intervention de sa police, samedi, pour évacuer les manifestants d’Extinction Rebellion de la place Royale… Ce lundi, il sort de son silence. « Il y a mille manifestations par an sur notre territoire. On a eu 21 manifestations Climat qui se sont toutes très bien passées, dont toutes celles des lycéens, qui à un moment donné ont été encadrées par la police, pour aider les jeunes. »

C’était un mouvement très pacifique…

Certains me reprochent d’être plus tolérant avec les manifestations de gauche et ici on trouve qu’on est montés trop fort. Malheureusement on a dû intervenir. C’est mon premier regret.

Mais l’intervention n’a-t-elle pas été trop loin ?

Moi, ce que je demande toujours c’est un préavis. Qu’on dise aux gens : « Maintenant on vous demande de vous disloquer ». Là, on a attendu quatre heures. Bon, c’est vrai qu’on est intervenus tout de suite dans la zone neutre. Mais on ne peut pas envoyer un mail au bourgmestre en disant « Bonjour je vais envahir le Palais royal. Je vous ai prévenu, vous devez me laisser faire. » Ça n’ira jamais, ça. C’est la garantie de la sauvegarde de nos institutions, le Parlement, l’exécutif, le Roi…

Pour en revenir aux moyens utilisés ?

On a toléré quatre heures puis on a mis un préavis. Cela ne peut pas être nié : sur le Facebook d’Extinction Rebellion, il était posté : « On nous demande de partir, nous ne bougerons pas ». À ce moment-là, on emploie les moyens spéciaux. J’ai demandé au commissaire en chef un rapport sur ce point.

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