Mounia Meddour: «C’est un film sur la colère»

Mounia Meddour a nourri son film de ses souvenirs d’étudiante à la Cité universitaire avec ses camarades de chambre.
Mounia Meddour a nourri son film de ses souvenirs d’étudiante à la Cité universitaire avec ses camarades de chambre. - D.R.

Elle a l’allure fière, le débit rapide, un besoin presque extrême de communiquer et de partager. Les lèvres vernies de rouge, Mounia Meddour, la réalisatrice algérienne de Papicha (« jeune fille coquette » en arabe), parle de son film et de la vie avec passion. Une passion qui répond à un besoin viscéral de raconter l’Histoire de son pays, et plus particulièrement sa « décennie noire », un épisode de violence qui fera entre 150.000 et 200.000 victimes dans les années 90, sur fond de terrorisme islamique. Dans ce premier long-métrage présenté à Cannes en mai dernier, elle met en effet en scène un groupe de jeunes femmes furieusement indépendantes et libres qui, lors de leurs études à l’université dans les années 1990, décident d’organiser un défilé de mode, comme pour faire face à la menace ambiante.

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