Le long chemin vers la parité en musique

La production lyonnaise de «
Jeanne au Bûcher
», qui se déploira sur la scène de La Monnaie en novembre. Une proposition qui n’avait pas manqué de faire parler d’elle il y a deux ans, créant la polémique chez certains spectateurs puristes.
La production lyonnaise de « Jeanne au Bûcher », qui se déploira sur la scène de La Monnaie en novembre. Une proposition qui n’avait pas manqué de faire parler d’elle il y a deux ans, créant la polémique chez certains spectateurs puristes. - BERTRAND STOFLETH

La musique, le « plus « mystique », le plus « spirituel » des arts, est peut-être simplement le plus corporel. » Cette pensée du sociologue français Pierre Bourdieu résume à elle seule le paradoxe de cet art séculaire qu’est la musique. Un art qui, comme les autres, requiert une sensibilité que l’on a longtemps compartimentée en fonction du genre. Si de tout temps hommes et femmes ont fait de la musique, ils n’ont pas eu accès aux mêmes postes, ou… aux mêmes instruments. Pendant longtemps, pas question par exemple pour une jeune fille de bonne famille de jouer un instrument à vent, celui-ci étant « indécent » (que ce soit parce qu’il « déforme » le visage lorsqu’on en joue ou… parce qu’il a une forme phallique). « Ce qui joue également beaucoup, c’est le rapport à la scène », note ainsi Hyacinthe Ravet, vice-doyenne égalité-lutte contre les discriminations, professeure à la Faculté des Lettres de Sorbonne Université et chercheuse à l’Institut de recherche en musicologie.

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