La lettre d’Europe: l’Europe s’emmêle dans l’histoire

Jorge Marirrodriga («
El País
»).
Jorge Marirrodriga (« El País »). - D.R.

On représente souvent l’histoire comme une succession d’événements placés sur une ligne droite : la fameuse frise chronologique. C’est un élément visuel avec des dates, des noms et parfois un portrait illustrant l’avancée des événements historiques, apportant une certaine continuité logique à l’instant présent ainsi qu’une sécurité au récit afin d’appréhender l’avenir. Nous appliquons inconsciemment un principe appris à l’école en cours de dessin : il suffit de deux points – dans ce cas-ci, le passé et le présent – pour tracer une ligne droite vers l’infini, l’avenir. Mais la ligne de l’histoire s’apparente davantage à une pelote de laine, où le fil s’enroule encore et encore sur lui-même, touche des points habituellement très éloignés si le fil était tendu, se tord, se noue et se mue en une masse compacte. L’histoire du projet de l’unité européenne, née avec les traités de Rome de 1957, en est un bon exemple.

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