Quand l’ex-SS prend la parole peu après 11 h, le silence s’abat sur la salle d’audience

Lors de son procès au tribunal de Hambourg, l’ancien gardien de camps SS Bruno Dey, qui tente tant bien que mal de masquer son visage, a semblé davantage préoccupé par son propre sort.
Lors de son procès au tribunal de Hambourg, l’ancien gardien de camps SS Bruno Dey, qui tente tant bien que mal de masquer son visage, a semblé davantage préoccupé par son propre sort. - DPA.

Ce lundi matin, peu après 11 heures, lorsque Bruno D. annonce qu’il souhaite lire une déclaration rédigée de sa main, toutes les discussions s’arrêtent et le cliquetis des claviers des journalistes présents s’interrompt. Chacun, dans cette salle d’audience nº300, souhaite entendre ce que l’accusé de 93 ans a à dire, s’il va parler de ses activités parmi les SS au camp de concentration du Stutthof, et découvrir ce qu’il en pense aujourd’hui.

L’attente parmi les participants au procès semble presque palpable.

C’est l’une des dernières fois que l’on entendra s’exprimer un témoin vivant ayant participé à l’Holocauste. Il était présent quand des milliers de personnes sont mortes, et du mauvais côté : sur le mirador, dans un uniforme SS, une arme à la main. À ses pieds mouraient des innocents.

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