L'Europe kidnappée sort du ghetto

Une image encore impensable à la veille du 9 novembre 1989: des gardes-frontières est-allemands font tomber un pan du Mur derrière lequel ils avaient si longtemps maintenu leur propre population prisonnière. AFP
Une image encore impensable à la veille du 9 novembre 1989: des gardes-frontières est-allemands font tomber un pan du Mur derrière lequel ils avaient si longtemps maintenu leur propre population prisonnière. AFP - AFP

Quelques jours après la chute du mur de Berlin, Pol Mathil - Leopold Unger, son vrai nom- , collaborateur au Soir, spécialiste de l’Europe centrale et orientale et, jusqu’en 1990, du bloc soviétique analyse sans concession la chute du Mur de Berlin.

Article paru dans Le Soir du 13 novembre 1989

La RDA a donc, enfin, fait le mur aussi. Le plus affreux symbole de la guerre froide en Europe reste (provisoirement) en place, mais désormais comme une attraction (!? ) touristique seulement. Les pendules de l'horloge du monde doivent être remises à l'heure de 1961, quand, à la stupéfaction et... à l'immobilisme général, l'Europe a été, en vingt-quatre heures, coupée en deux, quand sa partie centrale et orientale a été, comme dira Kundera, kidnappée.

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