Charles Michel au «Soir»: «Le PS et la N-VA doivent faire preuve de courage et former un gouvernement»

Comme au premier jour de son mandat, Charles Michel a défendu l’action de son gouvernement, dossier par dossier. Et jusqu’au bout.
Comme au premier jour de son mandat, Charles Michel a défendu l’action de son gouvernement, dossier par dossier. Et jusqu’au bout. - Bruno D’Alimonte.

Entretien

Le gouvernement Michel, c’est définitivement terminé. Celui qui lui a donné son nom a pris possession de son bureau à l’Union européenne, dont il présidera le Conseil. Il nous accorde sa dernière interview après cinq années mouvementées au Seize.

Vous quittez le Seize. Avec quels sentiments ?

D’avoir fait ce que nous avons promis dès le premier jour. Nous avons créé 290.000 emplois, le taux d’activité n’a jamais été aussi élevé et nous sommes passés de 8 à 5 % de chômage. Et malgré les tonneaux de contre-vérités entendues tout au long des cinq dernières années, le pouvoir d’achat a augmenté comme jamais pour les bas salaires : +136 euros par mois rien que dans le cadre du tax shift. Les pensions les plus basses ont été augmentées de près de 180 euros par mois au taux ménage. Le revenu d’intégration sociale a été relevé à huit reprises et bien plus que sous la précédente législature. Le deuxième principe qui a justifié ce que j’ai fait avec la N-VA, c’est le fait d’avoir gelé les prétentions communautaires et institutionnelles de ce parti, pour se concentrer sur les réformes socio-économiques. Elles portent encore leurs fruits : le bureau du Plan annonce la création de 300.000 emplois supplémentaires d’ici à 2023.

Une critique récurrente, justement, c’est votre décision de vous associer à la N-VA. Vous le referiez ?

La réponse est oui. Dans les mêmes circonstances, je le referais. Je deviens formateur en juillet et un gouvernement est formé en quelques semaines avec un programme économique, social et sécuritaire, en mettant au congélateur les questions communautaires. Cela n’aurait pas été possible avec le PS parce que le PS a une vision conservatrice de ce qui est nécessaire sur le plan économique et social. Regardez quel a été le bilan de mon prédécesseur socialiste, et quel est le bilan de ce gouvernement sans les socialistes : le bilan social est nettement meilleur parce que nous avons créé des emplois et ça, c’est le point de départ d’un cercle vertueux qui permet de renforcer les protections sociales dans le cadre de la Sécurité sociale.

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