Panne sèche à Cuba qui vit l’une des plus grandes crises énergétiques de son histoire

Les problèmes d’approvisionnement en essence ont des répercussions visibles dans les rues de La Havane.
Les problèmes d’approvisionnement en essence ont des répercussions visibles dans les rues de La Havane. - reuters

Un étrange calme règne en cette fin de semaine sur les plages de l’Est de La Havane. D’ordinaire noire de monde, l’immense plage qui relie sur une petite dizaine de kilomètres, la bourgade de Tarara, située à 25 kilomètres de la capitale, à Guanabo, est quasi déserte. Les stationnements sont vides. Seule une Moskvitch rouge révolutionnaire crache quelques volutes de fumée. « Il n’y a plus d’essence et l’attente au Cupet (NDLR : la chaîne des stations essence à Cuba) peut durer des heures pour remplir un bidon de 10 litres. Je travaille comme chauffeur. Je vais chercher des clients à l’aéroport, mais sans pétrole ma situation devient intenable », conte Ernesto, propriétaire d’une vieille Peugeot 405. L’île disposait jusqu’ici d’un système de transports en commun plutôt efficace, composé de bus, de taxis collectifs privés, de taxis publics et de calèches dans les campagnes.

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