«Jeanne d’Arc au bûcher», un parcours sacrificiel intérieur

Audrey Bonnet nous fait vivre un incroyable voyage intérieur.
Audrey Bonnet nous fait vivre un incroyable voyage intérieur. - La Monnaie

On parle d’histoire : nous sommes donc dans une classe de gamines gentiment chahuteuses face à leur professeur collet monté. Elles ont à peine quitté le local que survient un appariteur-concierge au pas traînant d’une jambe blessée. Il empile calmement chaises et tables jusqu’à ce que, fustigé par un néon qui clignote, il se mette à nettoyer de plus en plus sauvagement la classe, jetant tous les meubles sur un incroyable amoncellement dans le couloir. Il s’enferme alors dans la classe où nul ne pénétrera plus avant les policiers d’un dénouement final et se met à arracher le plancher comme s’il préparait sa propre tombe. Et là ce personnage incolore prend les allures d’une jeune femme torturée et vit, à rebrousse-poil, dans sa chair et dans son âme, le récit de la vie de Jeanne d’Arc.

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