Les couloirs de l’université, impuissants face aux inégalités

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L’accès aux bancs des universités et hautes écoles ne suffit pas à garantir aux étudiants des milieux modestes de pouvoir accéder à des postes à hautes responsabilités
», constate Jean-Paul Lambert.
« L’accès aux bancs des universités et hautes écoles ne suffit pas à garantir aux étudiants des milieux modestes de pouvoir accéder à des postes à hautes responsabilités », constate Jean-Paul Lambert. - Bruno Dalimonte.

Des patrons issus de milieux socio-économiques défavorisés, il y en a bien quelques exemples. Mais ceux-ci ne suffisent pas à faire penser que le temps du plafond de verre socio-économique au sein de nos entreprises est révolu. Des murs s’érigent encore bel et bien entre les individus issus des milieux les plus modestes et les fonctions des plus hautes sphères de la société. « La probabilité que ces populations accèdent à des postes à hautes responsabilités est certes plus élevée aujourd’hui qu’il y a cinquante ans, mais nous devons rester lucides : cela reste extrêmement rare de voir des personnes issues des milieux les plus défavorisés à la tête d’une entreprise du top 100. Les enfants issus de ces milieux occupent plus souvent des postes étroitement liés à ceux de leurs parents », affirme Jean-Paul Lambert, recteur honoraire de l’Université Saint-Louis à Bruxelles.

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