Karel Logist sème ses bijoux

Fils de poète, j’avoue, à ma grand honte, que je ne connaissais pas, jusqu’il y a peu, l’existence de Karel Logist, auteur pourtant prolifique depuis déjà une trentaine d’années. Je suis en train de rattraper mon retard. Je me régale. Et je sais, en lisant Un cœur lent, que nous tenons en lui un poète majeur de cette époque.

Coulés dans une langue limpide et simple, parfois proche de celle de la chanson, les 57 poèmes qui composent cet opus, accompagnés par neuf photos de Serge Delaive, sont de petits bijoux, correspondant à des instantanés de la vie quotidienne. On y croise sur une terrasse liégeoise un vendeur de vers et de boniments, le double d’Hugues Aufray, un jeune boucher charcuterie de chez Colruyt, un vieil homme qui promène ses chiens... La dépression s’y fait « al dente ». La lucidité, surtout, y est une affaire de danse avec les mots.

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