Le gros sabordage Plus belle sera la chute

Un résumé circassien du sort de notre société
: tous embarqués sur le même fragile radeau, nous sommes voués à agir ensemble pour ne pas sombrer.
Un résumé circassien du sort de notre société : tous embarqués sur le même fragile radeau, nous sommes voués à agir ensemble pour ne pas sombrer. - Hervé Tartarin

Tel est le paradoxe de l’homme : capable de prouesses folles, il peut aussi s’autodétruire de manière spectaculaire. Capable de se surpasser, il peut aussi complètement se saboter. En une scène d’une simplicité à toute épreuve, Le gros sabordage traduit implacablement cette contradiction de la nature humaine : de précaires bouts de poutre, du plus petit au plus grand, traversent le plateau comme de fragiles dominos émergeant à la surface d’une mer imaginaire.

Quatre acrobates bricolent une chaîne de leur corps pour tenter le passage ensemble, en équilibre instable sur ces bastaings. Un pied après l’autre, se soutenant par les épaules ou la taille, chacun progresse précautionneusement sur ce parcours périlleux, conscient que la chute de l’un peut provoquer la chute de tous. L’un est pris d’une quinte de toux et c’est toute la bande qui tremble.

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