Grand format - Sven Mary: «Par ses propos, Jan Jambon a mis ma vie en péril»

Après l’arrestation de Salah Abdeslam, «
je prends alors le rôle de l’avocat de l’ennemi public numéro 1, celui que Julien Pierre, puis Bruno Dayez, ont pris avant moi. Je deviens celui qui défend l’indéfendable
», explique M
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 Sven Mary.
Après l’arrestation de Salah Abdeslam, « je prends alors le rôle de l’avocat de l’ennemi public numéro 1, celui que Julien Pierre, puis Bruno Dayez, ont pris avant moi. Je deviens celui qui défend l’indéfendable », explique M e Sven Mary. - Roger Milutin

Au travers des portes vitrées de son bureau situé à Saint-Gilles, Sven Mary aperçoit quiconque pénètre dans son cabinet. En ce jour de novembre, il y fait calme, la menace d’y voir surgir une personne revancharde est limitée. Il n’en a pas toujours été ainsi. Lorsque l’avocat quadragénaire au crâne rasé, parfait bilingue, a accepté de défendre Salah Abdeslam le 28 mars 2016, ces lieux ont été littéralement pris d’assaut par les médias. Ils ont même dû être évacués, lors des attentats de Bruxelles, pour éviter qu’une foule revancharde vienne y exprimer son énervement. Devant cet immeuble, Sven Mary a été agressé par deux quidams, alors qu’il avait les bras chargés de dossiers. Mais lorsque nous le retrouvons pour évoquer avec lui comment et pourquoi un avocat se retrouve à défendre l’indéfendable, ce n’est pas tout cela qu’il aborde en premier lieu. Il veut avant tout parler de l’évolution de la société. « C’est la base », insiste-t-il.

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