En Iran, le couvre feu numérique se poursuit en marge des émeutes

La grogne, qui a atteint au moins 100 villes (selon l’agence Fars, proche des gardiens de la révolution, l’épine dorsale sécuritaire de la République islamique), a été violemment réprimée.
La grogne, qui a atteint au moins 100 villes (selon l’agence Fars, proche des gardiens de la révolution, l’épine dorsale sécuritaire de la République islamique), a été violemment réprimée. - AFP

L’étincelle sera venue de l’essence. L’Iran est touché depuis vendredi soir par une vague de mécontentement. La population a appris brutalement dans la nuit de jeudi à vendredi l’annonce d’une réforme du mode de subvention de l’essence, censé bénéficier aux ménages les moins favorisés mais s’accompagnant d’une très forte hausse du prix à la pompe. « Le problème est que l’annonce de la redistribution reste floue. On est face à un échec complet de la communication politique, analyse Jonathan Piron, expert Moyen-Orient et Iran et conseiller pour Etopia (centre d’animation et de recherche en écologie politique). L’annonce a été faite en soirée, de manière abrupte et sans avoir informé les parlementaires qui se sentent d’autant plus floués que la campagne pour les législatives arrive (elles se tiendront en février 2020). La décision de hausse des prix n’est donc pas liée directement aux sanctions américaines. Elle s’inscrit plus dans une instabilité structurelle de l’économie iranienne et de ses mécanismes de redistribution ».

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct