L’«affaire ukrainienne» de Trump racontée par des témoins directs

Jennifer Williams, conseillère spéciale du vice-président américain Mike Pence, et le lieutenant-colonel Alexander Vindman, membre du Conseil de sécurité nationale
: deux témoignages majeurs devant la commission du Renseignement de la Chambre qui mène l’enquête au pas de course.
Jennifer Williams, conseillère spéciale du vice-président américain Mike Pence, et le lieutenant-colonel Alexander Vindman, membre du Conseil de sécurité nationale : deux témoignages majeurs devant la commission du Renseignement de la Chambre qui mène l’enquête au pas de course. - Reuters.

Sanglé dans son uniforme bleu nuit, couvert de médailles, le lieutenant-colonel Alexander Vindman est assis depuis plus de quatre heures, face à la commission du renseignement de la Chambre des représentants. Soumis au feu croisé des membres démocrates et républicains, ce vétéran décoré d’Irak, spécialiste de la Russie et de l’Ukraine au conseil de sécurité nationale, martèle ses états d’âme remontant au 25 juillet précédent : ce jour-là, il « ne peut en croire ses oreilles ». Il vient d’entendre le président Donald Trump demander au téléphone à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, de mener une enquête contre le clan Biden, Joe et son fils Hunter, liés à l’entreprise gazière Burisma, et l’annoncer publiquement à la télévision. En échange de quoi l’aide militaire bilatérale gelée (sans raison valable) un mois plus tôt sera débloquée et, cerise sur le gâteau, une rencontre en tête à tête à la Maison-Blanche deviendra envisageable.

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