En France, le gouvernement peine à éloigner la perspective d’un embrasement social

La nouvelle rallonge du gouvernement ne mettra pas fin à un conflit qui touche aujourd’hui 268 établissements hospitaliers à travers le pays.
La nouvelle rallonge du gouvernement ne mettra pas fin à un conflit qui touche aujourd’hui 268 établissements hospitaliers à travers le pays. - Reuters.

Des annonces sonnantes et trébuchantes. Une aide immédiate de trois cents millions d’euros. Un investissement de 1,5 milliard d’euros sur trois ans. Une reprise d’un tiers de la dette, soit une facture de dix milliards d’euros. Et des primes pour les personnels de la région parisienne, dont les revenus ne peuvent plus suffire à se loger. Le Premier ministre Édouard Philippe a mis l’argent sur la table, ce mercredi, pour tenter de désamorcer un conflit qui s’éternise depuis huit mois dans les hôpitaux publics français. « Nous vous avons entendu », a affirmé le chef du gouvernement, façon méthode Coué. Il y a quelques jours, le président Emmanuel Macron lui-même avait reconnu que la situation était « encore plus grave » que celle qu’il avait imaginée et il avait promis « des mesures fortes ».

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